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Épisode 7 — Les premiers contacts avec les Européens : quand un nouveau monde arrive

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Épisode 7 — Les premiers contacts avec les Européens : quand un nouveau monde arrive

Pendant des siècles, les populations qui vivaient sur le territoire correspondant aujourd’hui au Burkina Faso avaient construit leur propre histoire, leurs propres royaumes, leurs propres chefferies, leurs propres marchés et leurs propres réseaux de circulation. Les habitants de cette région n’étaient pas coupés du monde. Ils commerçaient avec leurs voisins, échangeaient avec les régions du Sahel, entretenaient des relations avec les territoires correspondant aujourd’hui au Mali, au Ghana, au Togo, au Bénin et à la Côte d’Ivoire. Les routes commerciales reliaient les zones de savane aux grands centres économiques de l’Afrique de l’Ouest et, plus au nord, aux réseaux transsahariens. Mais à partir d’une certaine période, un nouvel acteur allait progressivement entrer dans cet espace : les Européens. Leur arrivée ne signifie pas que les Européens découvrent soudainement une Afrique inconnue et sans histoire. Bien au contraire, lorsqu’ils commencent à avancer dans l’intérieur du continent, ils rencontrent des sociétés qui existent depuis des siècles, des royaumes puissants, des marchés actifs, des autorités politiques, des commerçants expérimentés et des populations parfaitement capables de défendre leurs intérêts. La véritable nouveauté n’est donc pas l’existence d’une civilisation africaine qui commencerait à ce moment-là. La nouveauté est l’arrivée progressive de puissances européennes qui vont chercher à établir une présence permanente, à mieux connaître les territoires, à contrôler les échanges et, finalement, à imposer leur autorité. C’est cette transformation progressive qu’il faut comprendre. Car la colonisation française du futur Burkina Faso ne commence pas en un seul jour. Elle est le résultat d’une longue succession de contacts, d’explorations, de négociations, de rivalités, de résistances et finalement de conquêtes militaires.

Pour comprendre pourquoi les Européens s’intéressent de plus en plus à l’Afrique de l’Ouest, il faut regarder ce qui se passe bien au-delà du territoire du futur Burkina Faso. À partir de la fin du XVe siècle, les puissances maritimes européennes développent progressivement des routes le long des côtes africaines. Les Portugais, puis d’autres puissances européennes, établissent des contacts commerciaux avec différentes régions du continent. Ils recherchent notamment de l’or, de l’ivoire, des produits agricoles, des matières premières et, malheureusement, participent également à la mise en place et à l’expansion de la traite transatlantique des esclaves. Les côtes deviennent progressivement des espaces de commerce et de rivalité entre puissances européennes. Mais le territoire situé à l’intérieur des terres reste longtemps difficile à atteindre. Les distances sont importantes, les routes difficiles, les maladies constituent un danger sérieux pour les voyageurs européens et les sociétés locales contrôlent leurs propres territoires. Les Européens disposent donc pendant longtemps d’une connaissance limitée de l’intérieur de l’Afrique de l’Ouest. Ils connaissent certaines régions grâce aux informations fournies par les commerçants africains, aux réseaux musulmans et aux voyageurs, mais ils veulent progressivement obtenir leurs propres informations. Des cartes sont produites, des expéditions sont organisées et des voyageurs européens cherchent à atteindre les grands centres politiques et commerciaux de l’intérieur.

Il faut cependant comprendre quelque chose d’essentiel : les premiers Européens qui parlent de l’intérieur de l’Afrique ne sont pas nécessairement ceux qui vont directement conquérir les territoires. Avant les militaires et les administrateurs viennent souvent les voyageurs, les commerçants, les missionnaires et les explorateurs. Certains cherchent des informations géographiques. D’autres veulent ouvrir de nouvelles routes commerciales. Certains souhaitent développer des missions religieuses. D’autres encore travaillent directement ou indirectement pour des intérêts politiques. Chaque voyage apporte de nouvelles informations sur les populations, les routes, les ressources et les pouvoirs locaux. Les Européens commencent progressivement à construire des cartes de l’Afrique avec leurs propres méthodes. Mais ces cartes ne représentent pas toujours la réalité politique vécue par les populations locales. Une frontière dessinée sur une carte européenne pouvait traverser des territoires appartenant historiquement à plusieurs communautés. Une région pouvait être considérée comme « vide » sur une carte alors qu’elle était parcourue par des éleveurs, utilisée par des agriculteurs ou considérée comme sacrée par une communauté. Le problème allait devenir encore plus important lorsque les puissances européennes commenceraient à considérer les territoires africains comme des espaces qu’elles pouvaient se partager.

Pendant cette période, les populations du futur Burkina Faso continuent pourtant leur vie. Les royaumes mossi fonctionnent toujours. Le pouvoir du Moro-Naba demeure important à Ouagadougou. Tenkodogo conserve sa tradition dynastique. Yatenga possède son propre pouvoir. D’autres territoires sont contrôlés par les Gourmantché, les Bobo, les Sénoufo, les Lobi, les Dagara, les Peul, les Gourounsi et de nombreuses autres communautés. Ces populations ont leurs propres problèmes, leurs propres rivalités et leurs propres alliances. Elles ne regardent pas toutes vers l’Europe. Pour beaucoup d’entre elles, les préoccupations immédiates sont beaucoup plus concrètes : obtenir une bonne récolte, protéger le village, maintenir les troupeaux, résoudre les conflits familiaux, participer au commerce, assurer la succession d’un chef ou préserver les terres. L’Europe est extrêmement lointaine. Les grands changements qui se produisent sur les côtes africaines peuvent donc sembler sans rapport avec la vie quotidienne d’un village situé très loin à l’intérieur des terres. Mais progressivement, les réseaux qui relient les différentes régions vont faire circuler de nouvelles informations. Les armes européennes, les marchandises étrangères, les tissus, certains objets manufacturés et d’autres produits peuvent entrer dans les réseaux commerciaux. Les informations sur les puissances européennes circulent également. Ainsi, même sans présence militaire européenne permanente dans chaque région, le monde extérieur commence à exercer une influence indirecte.

À mesure que le XIXᵉ siècle avance, la situation change rapidement. Les puissances européennes entrent dans une période de concurrence impériale particulièrement intense. La France et la Grande-Bretagne, mais aussi d’autres puissances européennes, cherchent à étendre leur influence en Afrique. Les motivations sont multiples : contrôler des territoires, sécuriser des routes commerciales, accéder aux ressources, renforcer le prestige de l’État, établir des positions militaires et empêcher les puissances rivales de prendre le contrôle des mêmes régions. L’Afrique devient alors un espace de compétition impériale. Pour la France, l’Afrique de l’Ouest occupe une place particulièrement importante. Des territoires côtiers sont progressivement intégrés dans l’empire colonial français, puis les autorités françaises cherchent à progresser vers l’intérieur. Les militaires avancent le long de différents axes. Les administrateurs cherchent à identifier les autorités locales. Les explorateurs fournissent des informations. Les commerçants cherchent de nouveaux marchés. Peu à peu, un système colonial commence à se construire.

Mais le futur Burkina Faso n’est pas simplement un territoire que les Français peuvent traverser sans rencontrer de résistance. Les pouvoirs politiques locaux ont leurs propres intérêts. Les dirigeants veulent préserver leur autonomie. Certains cherchent à comprendre les intentions françaises. D’autres peuvent considérer qu’une alliance temporaire peut être utile face à un rival régional. D’autres encore refusent catégoriquement toute domination extérieure. La situation n’est donc pas simple. Il ne faut pas raconter cette période comme si deux blocs parfaitement homogènes, « les Français » d’un côté et « les Africains » de l’autre, s’étaient immédiatement affrontés. La réalité est beaucoup plus complexe. Les sociétés africaines elles-mêmes étaient traversées par des rivalités. Certains chefs pouvaient chercher à utiliser les Français contre un adversaire. Les Français pouvaient également exploiter ces divisions. Ils pouvaient négocier avec une autorité et présenter cet accord comme une preuve de soumission du territoire entier, alors que cette autorité ne contrôlait qu’une partie de la région. C’est ainsi que les accords, les traités et les négociations devinrent progressivement des instruments de l’expansion coloniale.

Dans les royaumes mossi, la question de l’arrivée française devient particulièrement importante. Le Moogho, centré autour de Ouagadougou et du pouvoir du Moro-Naba, possède une organisation politique ancienne. Les Français doivent donc tenir compte de cette réalité. Ils ne peuvent pas simplement prétendre que le territoire est sans gouvernement. Ils rencontrent une institution royale, des chefs territoriaux, des réseaux de pouvoir et une population habituée à vivre sous ses propres autorités. Les premiers contacts sont donc marqués par la diplomatie autant que par la pression. Les représentants français cherchent à obtenir des informations, à établir des relations et à obtenir des engagements. Mais derrière la diplomatie se trouve un objectif plus large : étendre la souveraineté française. Pour les dirigeants africains, accepter de discuter avec un représentant étranger ne signifie pas nécessairement accepter de perdre son indépendance. Les deux parties peuvent donner des significations complètement différentes au même accord. Un chef peut considérer qu’il établit une relation diplomatique ou commerciale, tandis que l’administration française peut considérer qu’elle vient d’obtenir une reconnaissance de sa souveraineté. Cette différence d’interprétation deviendra un problème majeur dans l’histoire coloniale.

Les Européens sont également fascinés par les richesses potentielles de l’intérieur du continent. L’or attire naturellement l’attention. Les informations sur les ressources agricoles, le bétail, les routes commerciales et les marchés sont également importantes. Mais il faut éviter une simplification : la colonisation n’a pas été uniquement une recherche d’or. Les motivations étaient politiques, stratégiques, économiques et idéologiques. Les puissances européennes voulaient construire des empires. Elles voulaient contrôler des territoires et leurs populations. Elles voulaient empêcher leurs rivales de s’en emparer. Et elles justifiaient souvent cette expansion par des discours prétendant apporter la « civilisation », le commerce, l’éducation ou le christianisme. Derrière ces discours se trouvait toutefois une réalité fondamentale : les populations africaines perdaient progressivement la capacité de décider seules de leur avenir politique.

Pendant que les Européens avancent, les sociétés africaines observent elles aussi leurs nouveaux interlocuteurs. Les Européens sont étrangers par leur apparence, leurs langues, leurs vêtements, leurs armes, leurs moyens de transport et leurs habitudes. Les populations locales peuvent les percevoir comme des commerçants, des voyageurs, des représentants d’un pouvoir lointain ou comme une menace. Mais il serait impossible de parler d’une réaction africaine unique. Chaque communauté réagit selon sa propre situation. Certains cherchent à comprendre. Certains négocient. Certains restent méfiants. Certains refusent les contacts. Certains utilisent les nouvelles relations pour obtenir des marchandises ou des armes. D’autres comprennent rapidement que la présence européenne risque de menacer leur autonomie. Les réactions dépendent donc du contexte politique de chaque région.

Un autre élément joue un rôle majeur : les armes à feu. Les Européens disposent progressivement d’armes qui peuvent modifier l’équilibre militaire. Mais là encore, il ne faut pas croire que les populations africaines ne connaissaient pas les armes à feu avant l’arrivée des militaires français. Les armes à feu circulaient déjà depuis longtemps dans plusieurs régions d’Afrique de l’Ouest à travers les réseaux commerciaux. Certaines puissances africaines avaient donc une expérience des armes européennes. Toutefois, l’armée coloniale dispose progressivement d’une puissance de feu, d’une organisation militaire et d’une logistique qui lui donnent un avantage considérable. L’enjeu n’est donc pas simplement de savoir qui possède une arme plus moderne. Il s’agit également de savoir qui peut ravitailler une armée, déplacer des soldats sur de longues distances, construire des postes militaires, transmettre des ordres et maintenir une occupation permanente. C’est cette capacité logistique qui permet progressivement aux puissances européennes de transformer des victoires militaires ponctuelles en domination territoriale durable.

À la fin du XIXᵉ siècle, la compétition européenne en Afrique devient particulièrement intense. En 1884-1885, la conférence de Berlin organise une partie des règles de la compétition coloniale européenne en Afrique. Il ne s’agit pas d’une réunion où les Africains auraient librement décidé du partage de leurs territoires. Ce sont principalement les puissances européennes qui discutent entre elles des conditions de leur expansion. Des principes sont établis concernant la reconnaissance des revendications territoriales et l’occupation effective. À partir de cette période, la course à l’occupation de l’intérieur du continent s’accélère. Les cartes européennes commencent à se remplir. Les territoires deviennent des objectifs stratégiques. Les militaires avancent. Les missions diplomatiques se multiplient. Et les populations africaines se retrouvent progressivement face à une transformation qu’elles n’ont pas choisie.

Pour le territoire du futur Burkina Faso, cette période est particulièrement importante parce qu’il se trouve au milieu d’un espace où plusieurs puissances cherchent à étendre leur influence. Les Britanniques avancent depuis la Gold Coast, correspondant aujourd’hui au Ghana. Les Français cherchent à consolider leur présence dans les régions du Sahel et de la boucle du Niger et à relier leurs différents territoires. Les royaumes et communautés de la région se retrouvent ainsi au milieu d’une compétition impériale. Ce contexte international va jouer un rôle dans les décisions des dirigeants africains. Un chef peut craindre qu’en refusant les Français, il tombe sous domination britannique. Un autre peut chercher à utiliser une puissance européenne contre une autre. Mais progressivement, les choix deviennent de plus en plus difficiles. Les puissances européennes disposent de moyens militaires et administratifs considérables. Et leur objectif n’est plus seulement de commercer : elles veulent contrôler.

C’est dans cette atmosphère que les grandes expéditions françaises pénètrent de plus en plus profondément dans l’intérieur de l’Afrique de l’Ouest. Les noms de plusieurs officiers et explorateurs vont apparaître dans les récits de cette période. Parmi eux se trouve Louis-Gustave Binger, qui explore une partie importante de l’Afrique de l’Ouest à la fin du XIXᵉ siècle. D’autres missions françaises cherchent à relier les territoires contrôlés par la France et à établir des routes militaires et administratives. Les expéditions produisent des cartes, recueillent des informations sur les populations et identifient les pouvoirs locaux. Cette connaissance devient ensuite un outil de conquête. Connaître la position d’un village, les relations entre les chefs, les routes commerciales et les ressources d’une région permet de préparer une intervention. La connaissance géographique devient donc progressivement une arme politique.

Mais la véritable rupture arrive lorsque les contacts diplomatiques sont suivis par la présence militaire. Les Français commencent à établir des postes, à imposer des accords et à exiger la reconnaissance de leur autorité. Pour les populations locales, le problème devient alors concret. Ce n’est plus simplement un étranger qui arrive pour discuter ou commercer. C’est une puissance qui prétend désormais décider de l’avenir du territoire. Les autorités traditionnelles se retrouvent face à un choix extrêmement difficile : accepter pour éviter une guerre immédiate, négocier pour préserver une partie de leur pouvoir, ou résister militairement. Et derrière chaque décision se trouve le destin de milliers de personnes.

La résistance africaine ne doit pas être considérée comme un simple refus irrationnel du progrès. Pour les populations concernées, il s’agit avant tout de défendre leur autonomie. Un territoire n’est pas seulement une superficie sur une carte. C’est la terre des ancêtres, les villages, les champs, les marchés, les lieux sacrés, les routes, les points d’eau et les tombes des générations précédentes. Perdre le contrôle politique de ce territoire signifie accepter qu’une puissance extérieure puisse désormais imposer des règles. C’est pourquoi la résistance va prendre différentes formes. Certains chefs vont envoyer des représentants négocier. D’autres vont refuser les traités. Certains vont chercher des alliances. D’autres vont mobiliser leurs combattants. Les femmes, les agriculteurs, les artisans et les communautés entières peuvent également être affectés par les conflits. Une guerre ne concerne jamais uniquement les soldats. Elle détruit des récoltes, perturbe les marchés, provoque des déplacements de populations et bouleverse les familles.

La France va finalement réussir à imposer sa domination sur une grande partie de cette région, mais cette conquête ne sera ni instantanée ni sans résistance. Les sociétés du futur Burkina Faso vont entrer dans une période de guerre, de négociations forcées, de réorganisations politiques et de bouleversements sociaux. Les anciens royaumes ne vont pas tous disparaître immédiatement. Certaines autorités traditionnelles vont être maintenues, mais placées sous surveillance coloniale. D’autres vont perdre une grande partie de leur pouvoir. Des chefs vont être remplacés. De nouvelles frontières administratives vont être tracées. Les Français vont créer leurs propres structures de commandement et imposer progressivement une nouvelle administration.

Et c’est ici que notre histoire change définitivement de direction. Pendant des siècles, les populations avaient construit leurs propres systèmes politiques. Désormais, une puissance extérieure allait commencer à décider de la manière dont le territoire devait être administré. Les royaumes, les chefferies et les communautés allaient devoir fonctionner dans un système colonial. Les impôts allaient être imposés. Les travaux forcés et les réquisitions allaient affecter les populations. Les routes allaient être développées selon les besoins de l'administration et de l'économie coloniale. Les militaires allaient contrôler les territoires. L’école coloniale allait progressivement apparaître. Les missions religieuses allaient se développer dans certaines régions. Et les ressources allaient être intégrées dans une économie dominée par la puissance coloniale.

Mais avant d'arriver à cette nouvelle étape, il faut comprendre la résistance. Car lorsque l'on raconte l'histoire de la colonisation du futur Burkina Faso, il ne faut pas raconter uniquement l'avancée française. Il faut aussi raconter ceux qui ont refusé de se soumettre. Des hommes et des femmes vont défendre leurs territoires, parfois avec des moyens militaires très inférieurs à ceux des forces coloniales. Certains vont mourir au combat. D’autres seront capturés ou exilés. Des villages seront détruits. Des populations seront déplacées. Des résistances locales vont apparaître dans différentes régions. Le processus sera violent et profondément transformateur.

Le territoire qui deviendra plus tard la Haute-Volta puis le Burkina Faso entre donc progressivement dans une nouvelle époque. Une époque où les décisions politiques ne seront plus prises uniquement dans les palais royaux, les villages ou les conseils communautaires. Une nouvelle administration va apparaître. Une nouvelle carte va être imposée. De nouvelles frontières vont séparer des populations qui avaient longtemps circulé dans les mêmes espaces. Et surtout, une nouvelle puissance va chercher à transformer les anciennes structures politiques selon ses propres intérêts.

L'histoire du Burkina Faso vient ainsi de franchir une frontière invisible. Nous étions dans un monde de royaumes, de villages, de marchés, de traditions et de réseaux africains. Nous entrons maintenant dans le monde de la conquête coloniale.

Et cette conquête ne sera pas pacifique.

Dans l’épisode 8, nous entrerons au cœur de la conquête française : les grandes expéditions militaires, les résistances africaines, les affrontements avec les royaumes mossi et les autres peuples, la prise de contrôle de Ouagadougou et la transformation brutale des anciens pouvoirs.

Le temps des premiers contacts est terminé. Le temps de la résistance commence.


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